Colombie : l'ONU condamne les attaques meurtrières des dissidents FARC

La rédaction avec
12:3728/04/2026, mardi
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Des personnes se trouvent toujours sur les lieux d'une explosion après un attentat à la bombe survenu à El Tunel, sur la route reliant Popayán à Cali, à Cajibio, dans le département du Cauca, en Colombie, le 25 avril 2026.
Crédit Photo : JOAQUIN SARMIENTO / AFP
Des personnes se trouvent toujours sur les lieux d'une explosion après un attentat à la bombe survenu à El Tunel, sur la route reliant Popayán à Cali, à Cajibio, dans le département du Cauca, en Colombie, le 25 avril 2026.

L'Organisation des Nations unies a vigoureusement dénoncé les violences qui ont ensanglanté le sud-ouest colombien durant le week-end. Les assauts armés, attribués à une faction dissidente des anciennes Forces armées révolutionnaires de Colombie, ont fait sept morts et vingt blessés parmi les civils à Cajibio. Le chef de l'État Gustavo Petro a ordonné une intensification des opérations militaires contre ce groupe qualifié de "terroriste".

Condamnation de la communauté internationale

Les Nations unies ont exprimé leur ferme désapprobation face aux récents affrontements armés qui ont frappé la région sud-occidentale de la Colombie.

Dans une déclaration officielle diffusée ce lundi, l'organisation internationale a déploré les conséquences tragiques des combats survenus durant les deux derniers jours. Ces actes de violence, perpétrés par des éléments dissidents des anciennes Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), ont provoqué un tollé diplomatique majeur.

Bilan humain lourd à Cajibio

La municipalité de Cajibio a particulièrement souffert de ces exactions. Selon les autorités locales, les assauts ont causé la mort de sept habitants et blessé grièvement une vingtaine d'autres.

Ces victimes civiles, prises au piège des affrontements entre groupes armés illégaux et forces de l'ordre, illustrent la persistance de l'instabilité sécuritaire dans certaines zones rurales colombiennes malgré l'accord de paix historique signé en 2016.

Appels urgents de l'ONU

Miroslav Jenca, représentant spécial du secrétaire général des Nations unies et chef de la Mission de vérification en Colombie, a publiquement réclamé une cessation immédiate des hostilités. Dans son communiqué, il a souligné l'impérieuse nécessité de respecter la population non-combattante et de réduire drastiquement les violences.

Parallèlement, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme a exigé que les responsables de ces exactions répondent de leurs actes devant la justice, rappelant l'obligation de respecter le droit international humanitaire.

Réaction musclée du gouvernement

Le président colombien Gustavo Petro n'a pas tardé à réagir en attribuant ces attaques à Ivan Mordisco, commandant d'une faction dissidente refusant l'accord de paix. Sur les réseaux sociaux, le chef de l'État a qualifié ces combattants de
"terroristes, fascistes et narcotrafiquants"
.

Il a par ailleurs ordonné le renforcement des opérations militaires contre cette structure criminelle tout en sollicitant une surveillance internationale accrue de ses activités illicites.

Tension à Cali

Parallèlement à ces événements, une explosion a visé un véhicule de transport en commun aux abords d'une installation militaire dans la ville de Cali.

Cet attentat a fait deux blessés supplémentaires, accentuant les tensions sécuritaires dans le pays. L'ONU a également exhorté les autorités colombiennes à renforcer la protection des citoyens face à cette recrudescence de violences armées.


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