
La ville de Kidal, dans le nord du Mali, est passée sous le contrôle de groupes armés à l’issue d’attaques coordonnées visant plusieurs positions stratégiques, dans un contexte de dégradation rapide de la situation sécuritaire, ont indiqué lundi des sources concordantes.
Ces opérations, menées simultanément dans plusieurs régions, ont également visé des zones proches de la capitale Bamako, notamment la ville de Kati, site militaire majeur. Les Forces armées maliennes (FAMa) ont annoncé s’être repositionnées dans la localité d’Anéfis, dans la même région.
Selon un communiqué officiel, il a été blessé après des échanges de tirs avec les assaillants avant de succomber à ses blessures à l’hôpital. L’attaque a également causé d’autres victimes et la destruction partielle de bâtiments, dont un lieu de culte à proximité.
Prise d'une ville stratégique
Dans la capitale Bamako, les activités ont repris lundi, bien que des dispositifs sécuritaires restent visibles, avec la présence de militaires et le maintien de mesures de vigilance.
Dans ce contexte, un retrait des forces alliées étrangères présentes à Kidal a été évoqué, tandis que les autorités maliennes indiquent poursuivre des opérations pour sécuriser le territoire.
Réactions
À l’international, plusieurs partenaires, dont la France, ont exprimé leur préoccupation face à la situation et condamné les violences visant des civils, appelant à un retour à la stabilité.
Le Mali est confronté depuis plus d’une décennie à une insécurité persistante liée à la présence de groupes armés dans plusieurs régions, dans un contexte marqué par la transition politique engagée depuis 2020.











