
Le gouvernement central somalien a déclaré tard dimanche que le mandat du président et de l'administration de l'État du Sud-Ouest avait officiellement expiré, alors que les tensions entre les deux parties continuent de s'intensifier.
Le ministère de l'Intérieur a indiqué dans un communiqué que le gouvernement ne reconnaîtra plus aucune nomination ni révocation effectuée par l'administration actuelle.
Il a précisé que les administrations locales de l'État du Sud-Ouest continueront d'assurer leurs fonctions jusqu'à l'élection de nouveaux conseils, et que le gouvernement est en consultation avec les anciens traditionnels afin de prévenir toute instabilité.
Refonte constitutionnelle
L'État du Sud-Ouest a rejeté les amendements nouvellement approuvés à la constitution provisoire somalienne, les qualifiant de frauduleux et de vecteurs de corruption.
Les responsables fédéraux de Mogadiscio font valoir que le président de l'État, Abdiaziz Hassan Mohamed Laftagareen, a dépassé son mandat légal et gouverne sans légitimité. À l'inverse, les responsables de l'État du Sud-Ouest et leurs partisans considèrent l'intervention fédérale comme une ingérence illégale et un complot visant à installer un loyaliste.
Les autorités ont précisé que seuls les vols des Nations Unies et de l'Union africaine seront autorisés, limités aux missions humanitaires, médicales et officielles, et interdits de transporter des personnalités politiques sans autorisation préalable.










