
Le parlement iranien envisage de faire adopter une loi imposant des frais aux navires pour un "passage sûr" à travers le détroit d’Ormuz, actuellement largement bloqué et perturbant l’économie mondiale, selon des médias iraniens.
D'après l’agence semi-officielle ISNA, samedi, citant un membre de la commission économique du parlement, Saeed Rahmatzadeh, qu’un projet de loi a été préparé pour facturer les navires transitant par ce détroit stratégique.
Le 2 mars, l’Iran avait annoncé des restrictions de navigation dans le détroit, avertissant qu’il pourrait cibler les navires tentant de traverser sans coordination, en réponse aux frappes américano-israéliennes en cours.
Environ 20 millions de barils de pétrole y transitent quotidiennement, faisant de ce passage un des points de passage énergétique les plus critiques au monde.
La perturbation actuelle a déjà entraîné une hausse des coûts d’expédition et d’assurance et suscité des inquiétudes économiques mondiales.
Vendredi, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a indiqué que Téhéran soutenait d’autres pays pour assurer le transit dans le détroit, précisant qu’un passage sûr pourrait être garanti si des États comme le Japon coordonnaient leurs opérations avec l’Iran.
Les frappes américano-israéliennes contre l’Iran ont commencé le 28 février, et Téhéran a riposté par des frappes répétées de drones et de missiles visant Israël et les pays du Golfe hébergeant des installations militaires américaines.











