
"La supériorité de Jésus sur Gengis Khan n’existe pas." selon Benjamin Netanyahu.
Un ami expert en relations internationales m’a averti que, du point de vue des conséquences de cette guerre, ce ne serait pas tant l’Iran que les pays du Golfe qui pourraient être exposés à une occupation. Cette analyse m’a rappelé une thèse selon laquelle le capital accumulé en Arabie saoudite et dans les pays du Golfe depuis la crise pétrolière constitue, à certains moments, un problème pour les pays occidentaux. Selon cette thèse, environ tous les dix ans, ce capital est confisqué sous prétexte de guerre.
Une part importante du capital mondial est détenue par des capitaux juifs. En termes de liquidités, le deuxième plus grand ensemble de capitaux appartient à l’Arabie saoudite et aux pays du Golfe. D’ailleurs, le fait que des dirigeants arabes se soient assis à la table de Trump avec des engagements se chiffrant en milliers de milliards de dollars illustre clairement cette réalité.
Lors de la guerre du Kippour de 1973, les pays de l’OPEP avaient imposé un embargo pétrolier contre les États-Unis et certains pays européens soutenant Israël, ce qui avait entraîné une multiplication par quatre des prix du pétrole. Durant cette période, un capital considérable s’est accumulé dans la région, tandis que les États-Unis ont, à intervalles réguliers, trouvé des moyens de capter ces ressources.
Pendant la guerre Iran-Irak, les pays de la région ont fourni environ 1 000 milliards de dollars d’aide militaire à l’Irak via les États-Unis.
Lors de la première guerre du Golfe, les États-Unis, qui ont de facto pris le contrôle des ressources pétrolières de l’Irak et du Koweït, ont obtenu environ 600 milliards de dollars de l’Arabie saoudite sous prétexte que "Saddam allait envahir l’Arabie saoudite". À cette époque, le pays s’est retrouvé presque incapable de payer les salaires.
Par la suite, une seconde invasion de l’Irak a été mise à l’ordre du jour, et lors d’une réunion entre le président américain George W. Bush et des dirigeants arabes, des montants ont été imposés à chaque pays, à la manière de Trump, en contrepartie de la guerre.
Durant le second mandat de Trump, d’importants engagements financiers ont été obtenus des pays du Golfe, même sans prétexte direct de guerre. Il est de notoriété publique que le prince héritier saoudien et l’émir du Qatar ont chacun promis environ 1 000 milliards de dollars.
Si l’on considère qu’une partie de ces ressources a été consacrée à l’industrie de défense en La Türkiye, il est évident que cela suffirait largement à assurer la sécurité de toute la région.
Aujourd’hui, le capital continue de s’accumuler dans la région. Le Qatar, les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite figurent parmi les pays les plus prospères du monde. Dubaï est devenu un centre financier de premier plan à l’échelle mondiale. Dans des domaines tels que la gestion portuaire, l’hôtellerie et le commerce international, la région constitue un pont stratégique entre l’Est et l’Ouest. Grâce à des investissements hors pétrole, le Qatar et les Émirats ont réalisé des progrès significatifs, tandis que l’Arabie saoudite s’inscrit dans cette dynamique avec son projet "Vision 2030".
La question centrale aujourd’hui est la suivante : les États-Unis vont-ils détruire l’Iran, ou bien ébranler en profondeur les économies du Golfe, à commencer par l’Arabie saoudite ?
Certains commentateurs aux États-Unis estiment qu’Israël, avec une doctrine militaire coercitive, cherche à prendre progressivement le contrôle des pays de la région. Une partie de la société et des dirigeants en Israël en est arrivée, à travers des discours extrêmes relayés par les médias, à défendre l’idée d’éliminer l’ensemble des musulmans.
Les propos de l’ambassadeur américain en Israël, affirmant ne pas être informé des civils tués à Gaza, ainsi que son soutien à une occupation de la région, sont particulièrement frappants. Ces positions sont justifiées par des revendications selon lesquelles ces terres auraient été attribuées il y a 3 000 ans.
Dans le contexte actuel, les dommages économiques que subiraient les pays du Golfe pourraient être difficiles à réparer sur une période de dix ans. Un Iran affaibli et un Israël renforcé pourraient constituer une menace sérieuse pour les pays de la région.
Trump avait été élu comme un président opposé à la guerre et avait même déclaré, lors de sa première campagne, que ceux qui entraînaient les États-Unis dans des guerres inutiles devraient être jugés. Cependant, après les événements à Gaza, une question se pose de plus en plus : les États-Unis sont-ils capables de contrôler Israël ?
Il apparaît que l’influence d’Israël sur les États-Unis est particulièrement forte. Selon un sondage d’opinion, 55 % des Américains estiment que cette guerre est menée pour Israël, tandis que seulement 25 % considèrent qu’il s’agit d’une guerre des États-Unis.
En conclusion, tant que les nations ne prendront pas leur destin en main, ce cycle d’interventionnisme impérialiste et colonial continuera.
Les sionistes et les évangélistes affirment, en mettant de côté la modernité occidentale, que cette guerre est une guerre de fin des temps, une guerre religieuse.
Les pays du Golfe font face à une période économique et politique difficile. Dès lors, la question la plus cruciale demeure : Quand Israël envahira-t-il l’Arabie saoudite ?
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