
Une frappe israélienne a tué vendredi matin quatre Palestiniens, dont un policier, et en a blessé d’autres lors d’attaques distinctes à travers la Bande de Gaza, malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis le 10 octobre, selon des sources médicales.
Selon ces sources, trois Palestiniens ont été tués et plusieurs blessés avant l’aube, au moment du suhoor, le repas précédant le jeûne pendant le mois sacré musulman du Ramadan, le 10e jour du Ramadan, lorsqu’une frappe israélienne a visé un rassemblement civil dans la zone d’al-Mawasi, à l’ouest de Khan Younis, dans le sud de Gaza.
Dans un communiqué, le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité nationale de Gaza a indiqué qu’une autre frappe israélienne a touché un poste de police sur la rue Salah al-Din, à l’entrée du camp de réfugiés de Bureij, tuant un policier et en blessant gravement un autre.
Toutes les zones visées se trouvent en dehors des zones sous contrôle ou déploiement militaire israélien selon l’accord de cessez-le-feu.
Depuis l’entrée en vigueur de cet accord, Israël a tué environ 618 Palestiniens et en a blessé 1 663 lors de violations quotidiennes du cessez-le-feu par frappes et tirs.
Ce cessez-le-feu faisait suite à la guerre menée par Israël depuis le 8 octobre 2023, qualifiée de génocidaire, qui a duré deux ans, faisant plus de 72 000 morts et plus de 171 000 blessés, majoritairement des femmes et des enfants, et détruisant près de 90 % des infrastructures civiles du territoire.









