France : Les "ex-otages" Kohler et Paris reçus à l’Élysée après leur libération en Iran

La rédaction avec
15:168/04/2026, Çarşamba
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Les ressortissants français Jacques Paris (à gauche) et Cécile Kohler (à droite), libérés par l'Iran après trois ans et demi de détention, se dirigent vers la presse alors qu'ils sont reçus par le président français à l'Élysée, à Paris, le 8 avril 2026.
Crédit Photo : TOM NICHOLSON / POOL / AFP
Les ressortissants français Jacques Paris (à gauche) et Cécile Kohler (à droite), libérés par l'Iran après trois ans et demi de détention, se dirigent vers la presse alors qu'ils sont reçus par le président français à l'Élysée, à Paris, le 8 avril 2026.

Les Français Cécile Kohler et Jacques Paris ont été reçus mercredi à l’Élysée par le président Emmanuel Macron, au lendemain de leur retour en France après plus de trois ans de détention en Iran.

Un entretien était en cours entre le chef de l’État et les deux anciens détenus, dans un cadre que l’entourage présidentiel a souhaité maintenir discret.

Arrêtés en mai 2022 à Téhéran, les deux ressortissants français avaient été accusés d’espionnage, des accusations rejetées par Paris. Ils ont été détenus à la prison d’Evin, avant d’être transférés à la résidence de l’ambassade de France, où ils ont séjourné plusieurs mois avant leur retour.

Leur libération est intervenue à l’issue de discussions diplomatiques entre la France et l’Iran, dans un contexte marqué par des négociations sensibles.

Selon plusieurs sources concordantes, elle s’inscrit dans un processus d’échange impliquant notamment une ressortissante iranienne détenue en France, ainsi que des ajustements dans certains contentieux juridiques entre les deux pays.

"Diplomatie des otages"

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot avait indiqué avoir échangé avec les deux anciens détenus, soulignant leur souhait de retrouver leurs proches après plusieurs années de captivité.

Le cas de Cécile Kohler et Jacques Paris s’inscrit dans une série d’arrestations de ressortissants européens en Iran, régulièrement dénoncées par plusieurs pays occidentaux comme relevant d’une stratégie de
"diplomatie des otages".

Leur retour intervient dans un contexte de tensions régionales accrues, notamment liées au conflit impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran, qui a pesé sur les relations diplomatiques entre Paris et Téhéran.


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