
La cour criminelle départementale de Paris a rendu, ce mercredi 25 mars, un verdict lourd de conséquences dans une affaire suivie depuis plusieurs années. Tariq Ramadan a été condamné à 18 ans de réclusion criminelle pour des faits de viol concernant trois femmes, à l’issue d’un procès tenu à huis clos et en son absence.
Ce jugement, prononcé par défaut, marque l’aboutissement d’une procédure judiciaire entamée dans le sillage des accusations révélées à partir de 2017.
Un procès sans l’accusé
Ouvert le 2 mars devant la cour présidée par Corinne Goetzmann, le procès s’est déroulé sans la présence de l’accusé, resté en Suisse pour raisons médicales.
Des accusations couvrant plusieurs années
Les faits jugés portent sur trois affaires distinctes :
Une peine assortie de mesures complémentaires
Outre la condamnation à 18 ans de réclusion, la cour a prononcé :
L’état de santé au cœur des tensions
Ces éléments ont été transmis à la justice afin d’appuyer la demande de report du procès. La cour a toutefois décidé de ne pas en tenir compte, estimant que l’état de santé invoqué ne faisait pas obstacle à la tenue des audiences.
La veille du verdict, ses avocats ont indiqué qu’il avait été admis dans un établissement psychiatrique à Genève, en raison de troubles anxieux et dépressifs nécessitant une prise en charge sous surveillance.
Une procédure contestée
Le procès s’est tenu sous les réquisitions du procureur général Philippe Courroye, dont le parcours a été marqué par plusieurs controverses, notamment dans le cadre de l’affaire Bettencourt.
Dans ce contexte, la décision de juger l’accusé en son absence et de ne pas retenir les certificats médicaux produits par la défense continue de susciter des interrogations.
Quelles suites possibles ?
Pour contester cette décision, Tariq Ramadan devra comparaître en France. Une démarche qui implique un risque immédiat d’arrestation en raison du mandat d’arrêt en cours.
Une perspective qui, au regard de son état de santé actuel, soulève des préoccupations quant aux conditions dans lesquelles une éventuelle suite judiciaire pourrait se dérouler. Une peine aussi lourde n'a pas été constatée même pour des meurtres. Et ce verdict soulève des questions de partialité de la justice française.











