
La ministre française des Armées Catherine Vautrin a affirmé que la France privilégie "depuis le premier jour" une voie diplomatique face aux tensions au Proche et Moyen-Orient, tout en maintenant une présence militaire dissuasive dans la région.
Interrogée sur les déclarations iraniennes, elle a indiqué sur LCI, mercredi, que la France et le Royaume-Uni travaillent, depuis le 17 avril, à une mission multinationale destinée à sécuriser le détroit d’Hormuz.
Catherine Vautrin a également mis en avant le déploiement du groupe aéronaval autour du porte-avions Charles de Gaulle, actuellement présent dans la région, en rappelant qu’il bénéficie d’une protection complète. Elle a évoqué une présence militaire française élargie, notamment à Djibouti et aux Émirats arabes unis.
"Posture strictement défensive"
Concernant les alliances régionales, elle a confirmé que la France est intervenue à la demande des Émirats arabes unis et du Qatar dans un cadre défensif, notamment pour intercepter des drones, en vertu d’accords de défense.
Elle a réaffirmé que la France reste engagée dans une posture strictement défensive et n’a pas vocation à soutenir des actions offensives.
La ministre a par ailleurs souligné l’importance du Rafale, évoquant sa modernisation vers le standard F5 et son rôle dans la stratégie militaire et diplomatique française, ainsi que dans les exportations, notamment avec des négociations en cours avec l’Inde.
Un cessez-le-feu est entré en vigueur le 8 avril grâce à une médiation pakistanaise, mais les discussions organisées à Islamabad n’ont pas permis d’aboutir à un accord durable.
La trêve a ensuite été prolongée par Donald Trump sans échéance précise, ouvrant la voie à des efforts diplomatiques en vue d’une solution permanente au conflit.
Depuis le 13 avril, les États-Unis appliquent un blocus naval visant le trafic maritime iranien dans cette voie navigable.











