Justice: Tariq Ramadan hospitalisé en psychiatrie

La rédaction
14:3524/03/2026, mardi
Yeni Şafak
L’islamologue suisse Tariq Ramadan a été interné en psychiatrie, le 24 mars 2026.
Crédit Photo : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
L’islamologue suisse Tariq Ramadan a été interné en psychiatrie, le 24 mars 2026.

Le procès pour viols de Tariq Ramadan se poursuit à Paris sans la présence de l’accusé, hospitalisé en psychiatrie en Suisse. À la veille du verdict, la cour criminelle a choisi de maintenir l’audience malgré les certificats médicaux transmis par la défense. Cette décision relance les interrogations sur le respect des droits de la défense et la cohérence de la procédure judiciaire. Déjà jugé par défaut, l’islamologue conteste les accusations et dénonce une accumulation d’irrégularités. Le verdict est attendu mercredi dans un climat de forte tension judiciaire et médiatique.

Procès Tariq Ramadan: hospitalisé en psychiatrie, l’audience maintenue malgré son absence


Le
procès de Tariq Ramadan
pour viols se poursuit devant la cour criminelle de Paris sans la présence de l’accusé. Ce dernier doit être hospitalisé en psychiatrie en Suisse, selon un certificat médical transmis par ses avocats mardi matin.

Malgré cet élément de dernière minute, la juridiction a décidé de maintenir l’audience, à la veille d’un verdict attendu mercredi. Une décision qui soulève de nouvelles interrogations sur le respect des droits fondamentaux de la défense dans ce dossier sensible.


Une absence persistante au cœur des tensions judiciaires


Depuis l’ouverture du procès le 2 mars,
Tariq Ramadan
ne s’est jamais présenté à l’audience. Sa défense évoque une aggravation de sa sclérose en plaques ayant nécessité une
hospitalisation à Genève
.

La cour a pourtant choisi de le juger par défaut, estimant qu’il ne justifiait pas d’une "excuse valable". Une décision lourde de conséquences, qui a conduit ses avocats à quitter l’audience dès les premiers jours, dénonçant une procédure déséquilibrée.


Dans ce contexte, l’annonce d’une hospitalisation en psychiatrie apparaît comme un nouvel épisode révélateur des tensions entre la défense et l’institution judiciaire.


Une procédure critiquée pour ses incohérences


Le maintien du procès en l’absence de l’accusé, malgré plusieurs certificats médicaux, alimente les critiques sur la cohérence de la justice dans cette affaire.


Pour la défense, ces décisions successives traduisent une volonté de juger coûte que coûte, au risque de fragiliser les principes fondamentaux d’un procès équitable.
Tariq Ramadan
, qui conteste l’ensemble des accusations, affirme disposer d’éléments nouveaux susceptibles de démontrer son innocence.

Face à ces demandes répétées de renvoi ou de réouverture des investigations, la justice française a maintenu son calendrier, renforçant le sentiment d’un traitement exceptionnel du dossier.


Verdict attendu dans un climat de controverse


Déjà condamné en Suisse dans une autre affaire,
Tariq Ramadan
encourt jusqu’à vingt ans de réclusion criminelle en France pour des faits présumés entre 2009 et 2016.

À la veille du verdict, le maintien de l’audience sans l’accusé nourrit un débat plus large sur l’équilibre entre exigence judiciaire et respect des droits de la défense.


Dans un climat de forte médiatisation, cette affaire continue de diviser, entre accusations graves et dénonciation d’un traitement jugé incohérent par ses soutiens.


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