Washington envisage 20 milliards pour l’Iran

La rédaction avec
18:0117/04/2026, vendredi
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Les États-Unis étudient la levée de 20 milliards d’avoirs iraniens gelés en échange de concessions nucléaires, selon des négociations en cours.
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Les États-Unis étudient la levée de 20 milliards d’avoirs iraniens gelés en échange de concessions nucléaires, selon des négociations en cours.

Les États-Unis envisagent de débloquer jusqu’à 20 milliards de dollars d’avoirs iraniens gelés en échange de l’abandon par l’Iran de son stock d’uranium enrichi, selon un rapport publié vendredi.

D’après ces informations, Washington et Téhéran discutent d’un cadre en trois pages visant à mettre fin au conflit déclenché le 28 février. Les négociations ont progressé ces derniers jours, bien que "des divergences importantes subsistent".


Le président américain Donald Trump a déclaré que les deux parties étaient
"très proches"
d’un accord, alors qu’un cessez-le-feu de deux semaines arrive à échéance le 22 avril.

Un enjeu central: l’uranium enrichi


L’une des principales priorités de Washington est d’empêcher l’Iran d’accéder à son stock d’environ 2 000 kilogrammes d’uranium enrichi, dont 450 kilogrammes enrichis à 60 %, conservés dans des installations souterraines.

De son côté, Téhéran cherche avant tout un allègement des sanctions et un accès à ses ressources financières gelées.


Désaccords et pistes de compromis


Les discussions portent notamment sur le volume des fonds à débloquer ainsi que sur le sort du stock nucléaire iranien.

Les États-Unis proposent de transférer l’ensemble de l’uranium enrichi hors du territoire iranien, tandis que l’Iran suggère de le diluer localement.


Un compromis à l’étude consisterait à envoyer une partie de cet uranium vers un pays tiers et à diluer le reste en Iran sous supervision internationale.


Gel du programme nucléaire


Le projet d’accord inclut également une suspension volontaire de l’enrichissement d’uranium. Washington propose un gel de 20 ans, tandis que Téhéran évoque une durée de cinq ans.


L’accord permettrait néanmoins à l’Iran de maintenir des réacteurs nucléaires destinés à la production d’isotopes médicaux, à condition que les installations soient situées en surface et que les sites souterrains restent inactifs.

Des éléments liés au détroit d’Ormuz figurent également dans les discussions, bien que des désaccords persistent.


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