
Le prix de l’or a chuté de plus de 2 % l’once lundi, dans un contexte de tensions militaires croissantes au Moyen-Orient, alimentant les inquiétudes inflationnistes sur les marchés mondiaux.
L’or avait déjà perdu plus de 11 % la semaine précédente, atteignant lundi son plus bas niveau depuis le 2 janvier.
Les attaques menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran sont entrées dans leur quatrième semaine, tandis que les prix du pétrole se maintiennent au-dessus de 100 dollars le baril, inversant les anticipations du marché, désormais orientées vers des hausses de taux plutôt que des baisses.
L’argent a également reculé, enregistrant une baisse de plus de 3 % l’once, passant sous les 65 dollars.
Selon les analystes, la forte baisse des marchés boursiers américains a contraint les investisseurs à liquider leurs positions en or, actif pourtant très liquide, afin de couvrir des appels de marge sur d’autres actifs.
Dans ce contexte, l’or est de plus en plus utilisé comme source urgente de liquidités plutôt que comme valeur refuge.
Les craintes selon lesquelles les banques centrales pourraient maintenir des taux d’intérêt élevés plus longtemps que prévu continuent de soutenir le dollar américain, réduisant l’attrait des actifs non rémunérés tels que l’or et l’argent.
L’or avait progressé de plus de 65 % l’an dernier, porté par l’incertitude économique, les achats des banques centrales et un dollar affaibli. Toutefois, la hausse des coûts énergétiques et les anticipations de politiques monétaires restrictives dans le contexte géopolitique actuel laissent présager une pression persistante sur les métaux précieux.









