RDC : nouvelle épidémie d’Ebola déclarée en Ituri, l’Africa CDC évoque une possible nouvelle souche

La rédaction avec
12:1115/05/2026, vendredi
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Cette flambée, désormais maîtrisée, rappelle la persistance du risque Ebola en RDC, qui a connu seize épidémies depuis 1974.
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Cette flambée, désormais maîtrisée, rappelle la persistance du risque Ebola en RDC, qui a connu seize épidémies depuis 1974.

Une nouvelle épidémie d’Ebola a été déclarée vendredi 15 mai dans la province de l’Ituri, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), a annoncé l’agence sanitaire de l’Union africaine , (Africa CDC ) à Addis-Abeba.

Selon l’agence, les premiers éléments disponibles suggèrent la présence d’une souche différente du virus Ebola, distincte de la souche "Zaïre", la plus virulente. Le séquençage est en cours pour confirmer cette hypothèse.

La région concernée est en proie à des violences armées, ce qui complique les opérations de surveillance et de riposte sanitaire. L’Africa CDC indique avoir déclenché une coordination d’urgence avec la RDC, l’Ouganda, le Soudan du Sud et plusieurs partenaires internationaux afin de renforcer la réponse transfrontalière.

Sur le plan sanitaire, les autorités font état d’un bilan provisoire de 4 décès confirmés en laboratoire et de 246 cas suspects, dont 65 mortels. Les investigations se poursuivent pour confirmer les cas et suivre la propagation du virus.

Les autorités de la République démocratique du Congo (RDC) ont annoncé en décembre dernier la fin de la 16ᵉ épidémie d’Ebola, apparue en août dans la province du Kasaï.

Ebola: infection rare mais sévère

Cependant, cette nouvelle flambée survient malgré les campagnes de vaccination menées par la suite, au cours desquelles près de 50.000 personnes avaient été immunisées avec le soutien de l’OMS.

Au total, 53 cas confirmés et 34 décès ont été enregistrés, tandis que plus de 47.500 personnes ont été vaccinées dans les zones touchées. Aucun nouveau cas n’a été signalé depuis le 26 septembre, permettant de déclarer la fin de la transmission.

Appuyées par l’OMS, MSF et Africa CDC, les autorités sanitaires ont mené une riposte dans une zone rurale difficile d’accès, combinant surveillance, vaccination et prise en charge.

Cette flambée, désormais maîtrisée, rappelle la persistance du risque Ebola en RDC, qui a connu seize épidémies depuis 1974.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) définit la maladie à virus Ebola comme une infection rare mais sévère, souvent mortelle chez l’être humain.

Elle est causée par plusieurs virus appartenant à la même famille, dont les virus Ebola, Soudan et Bundibugyo, responsables des principales flambées épidémiques. Le taux de létalité moyen est d’environ 50 %, mais il peut varier de 25 % à 90 % selon les épidémies.

Le virus est transmis à l’humain à partir d’animaux infectés, notamment certaines chauves-souris, puis se propage entre personnes par contact direct avec les liquides biologiques ou des surfaces contaminées. Les soins aux malades et les rites funéraires peuvent également favoriser la transmission.

Les symptômes apparaissent après une incubation de 2 à 21 jours : fièvre, fatigue, douleurs, puis vomissements, diarrhée et parfois des hémorragies à un stade avancé.

L’OMS souligne que des soins précoces, une bonne réhydratation, la surveillance des contacts, la vaccination contre certaines souches et des mesures strictes de prévention permettent de limiter les flambées et d’améliorer les chances de survie.


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