La Palestine, l’OCI et le Groupe arabe condamnent l’annexion de facto de la Cisjordanie par Israël

La rédaction avec
12:0411/02/2026, mercredi
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Riyad Mansour, représentant de l'État de Palestine auprès des Nations Unies, s'exprime lors d'une réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies sur la situation au Moyen-Orient, y compris la question palestinienne, au siège des Nations Unies, le 16 décembre 2025, à New York.
Crédit Photo : MICHAEL M. SANTIAGO / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
Riyad Mansour, représentant de l'État de Palestine auprès des Nations Unies, s'exprime lors d'une réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies sur la situation au Moyen-Orient, y compris la question palestinienne, au siège des Nations Unies, le 16 décembre 2025, à New York.

L’ambassadeur de la Palestine auprès de l’ONU, Riyad Mansour, accompagné d’autres représentants diplomatiques aux Nations unies, a condamné les récentes mesures israéliennes visant à étendre le contrôle sur la Cisjordanie, avertissant qu’elles équivalent à une annexion de facto des terres palestiniennes dans le territoire occupé.

"Nous sommes réunis aujourd’hui pour exprimer notre indignation et notre condamnation des décisions prises hier par le cabinet israélien, qui s’apparentent à l’annexion des terres du peuple palestinien, en particulier en Cisjordanie"
, a déclaré Mansour lors d’une conférence de presse tenue mardi au siège de l’ONU à New York.

Il a indiqué que la mission palestinienne avait engagé des démarches diplomatiques formelles au sein des Nations unies afin de contester ces décisions israéliennes et d’obtenir leur annulation par une action multilatérale.

Selon lui, une lettre exposant la position palestinienne a déjà été transmise au Conseil de sécurité, au secrétaire général de l’ONU et au président de l’Assemblée générale.
Mansour a également précisé avoir informé personnellement le président du Conseil de sécurité lundi après-midi, soulignant que la Palestine attend de cet organe qu’il
"assume sa responsabilité dans la défense du droit international, y compris le droit international des droits de l’homme et le droit humanitaire".

Il a ajouté que les diplomates palestiniens poursuivraient leurs échanges avec les membres du Conseil dans les prochains jours, notamment avec les membres élus, les cinq membres permanents ainsi qu’avec le secrétaire général de l’ONU, afin de faire avancer une action concrète.

"Le Premier ministre d’un gouvernement extrémiste se rend à Washington en défiant tout le monde, affirmant qu’il imposera l’annexion et s’appropriera les terres du peuple palestinien"
, a-t-il déclaré, soulignant qu’il s’agissait
"d’un nouveau test pour l’ensemble de ces processus : soit (le Premier ministre israélien Benjamin) Netanyahu réussira contre nous tous, soit nous réussirons collectivement à défendre les engagements que nous avons pris".
De son côté, l’ambassadeur de la Türkiye auprès de l’ONU, Ahmet Yildiz, s’exprimant au nom de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), a également condamné les actions d’Israël, mettant en garde contre une déstabilisation accrue de la région.
"Le groupe de l’OCI condamne avec la plus grande fermeté les décisions et mesures israéliennes illégales visant à imposer une souveraineté israélienne illégitime, à renforcer l’activité de colonisation et à instaurer une nouvelle réalité juridique et administrative en Cisjordanie occupée"
, a déclaré Yildiz.
Il a ajouté que ces mesures
"sapent la solution à deux États, compromettent les efforts de paix en cours et constituent une atteinte au droit inaliénable du peuple palestinien à établir un État indépendant et souverain sur les frontières de 1967, avec Jérusalem occupée pour capitale".

L’ambassadeur syrien auprès de l’ONU, Ibrahim Olabi, s’exprimant au nom du Groupe arabe, a fait écho à ces condamnations, qualifiant les mesures israéliennes de violation flagrante du droit international.

"Le Groupe arabe condamne avec la plus grande vigueur les décisions et mesures israéliennes illégales visant à imposer une souveraineté israélienne illégitime"
, a déclaré Olabi, ajoutant que cette démarche
"accélère les tentatives d’annexion illégale et le déplacement du peuple palestinien".

Ces déclarations interviennent après l’approbation, dimanche, par le cabinet de sécurité israélien de mesures destinées à modifier le cadre juridique et civil en Cisjordanie occupée afin de renforcer le contrôle israélien.

Selon les médias israéliens, ces décisions comprennent notamment l’abrogation d’une loi interdisant la vente de terres en Cisjordanie à des particuliers israéliens, l’ouverture des registres de propriété foncière et le transfert de l’autorité sur les permis de construire dans un bloc de colonies près d’Hébron d’une municipalité palestinienne vers l’administration civile israélienne.


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