
Le président américain Donald Trump doit rencontrer le président chinois Xi Jinping dans les prochains jours dans le cadre d’un sommet à haut risque, au cours duquel les dirigeants des deux plus grandes économies mondiales chercheront à apaiser les fortes tensions dans les relations sino-américaines, tensions qui ont provoqué des ondes de choc à travers le monde.
Cette visite sera la première d’un président américain en Chine depuis 2017, lorsque Trump s’était rendu dans le pays pour rencontrer Xi. Depuis, les tensions géopolitiques n’ont cessé de croître : le commerce, la politique américaine concernant Taïwan, le développement de l’intelligence artificielle et, plus récemment, la guerre américano-israélienne contre l’Iran ont mis les relations à rude épreuve.
Mais ce sommet, déjà reporté de deux mois en raison de la guerre de Trump contre l’Iran, représente une occasion cruciale pour les deux dirigeants de naviguer dans des eaux tumultueuses dans l’espoir de parvenir à un consensus, même limité, sur au moins certains points de discorde.
L'armement
Trump a depuis longtemps cherché à mettre en avant le marché américain de l’armement comme étant prédominant et a présenté les ventes d’armes à d’autres nations comme des avantages économiques pour le pays.
Susan Thornton, haute responsable du département d’État qui, avant de prendre sa retraite, occupait le poste de principale responsable pour l’Asie de l’Est durant le premier mandat de Trump, a refroidi les attentes concernant une éventuelle refonte de la politique américaine.
Il est certain que des responsables américains et chinois passent depuis des mois au peigne fin les détails afin que les dirigeants puissent signer une forme d’accord visant à réduire davantage les retombées économiques des droits d’importation.
"Conseil du commerce"
Plusieurs médias ont indiqué que les États-Unis et la Chine cherchent à créer ce que des responsables de l’administration Trump décrivent comme un "Conseil du commerce", chargé d’identifier les biens que les deux puissances économiques devraient continuer à échanger malgré les tensions dans leurs relations bilatérales.
Reste à savoir s’ils parviendront ou non à finaliser les détails avant la rencontre très attendue entre Xi et Trump.
Pékin ne s’est cependant pas laissé dissuader et reste de loin le plus grand acheteur de pétrole brut iranien, représentant 90 % des ventes totales de pétrole de l’Iran, selon les données du groupe de renseignement maritime Windward.
Sanctions économiques inefficaces
Plus tôt ce mois-ci, Pékin a ordonné aux entreprises d’ignorer les sanctions américaines visant cinq raffineries chinoises sanctionnées par l’administration Trump pour leur rôle présumé dans la facilitation du commerce du pétrole iranien.
Le ministère chinois du Commerce a déclaré prendre cette mesure afin de protéger la souveraineté nationale, la sécurité et les intérêts de développement, tout en préservant les droits légitimes des entités et citoyens chinois.
Interrogée sur la possibilité que Trump accorde à la Chine une exemption au blocus, Thornton a répondu que les préoccupations chinoises étaient bien plus larges.











