
À Paris, l’Institut iReMMO a organisé, en partenariat avec Yaani, un débat public intitulé "Loi Yadan : cheval de Troie de l’autoritarisme ?". Cette rencontre s’est tenue dans un contexte de vives discussions autour des évolutions législatives liées à la critique de l’occupation israélienne et à la liberté d’expression en France. Le débat a rassemblé Dominique Vidal, journaliste et historien spécialiste du conflit israélo-palestinien, Thomas Vescovi, doctorant en études politiques et cofondateur de Yaani, ainsi que François Dubuisson, docteur en droit international.
Une loi au cœur des controverses juridiques et politiques
Au centre des échanges figurait la loi dite Yadan, un projet législatif critiqué pour ses implications sur la liberté d’expression. Selon les intervenants, ce texte vise à encadrer, voire restreindre, les prises de position publiques contestant la politique menée par Israël dans les territoires palestiniens.
Les participants ont analysé les conséquences juridiques potentielles de cette loi, notamment en ce qui concerne la criminalisation de certaines formes de discours politiques, associatifs ou universitaires liés à la Palestine occupée. Plusieurs exemples de précédents juridiques et de débats parlementaires ont été évoqués afin d’éclairer les enjeux concrets du texte.
Liberté d’expression et débat public sur la Palestine
Les échanges ont également porté sur l’impact plus large de ce projet de loi sur le débat public en France. Les intervenants ont souligné que les critiques de l’occupation israélienne, exprimées dans un cadre politique, académique ou citoyen, s’inscrivent dans un débat international reconnu par le droit et les instances multilatérales.
La rencontre a permis de replacer la loi Yadan dans un contexte plus large de tensions autour de la liberté d’expression, du droit international et de la possibilité de formuler des critiques politiques sans risquer de poursuites judiciaires.






