
Sur CNews, Pascal Praud a défendu l’intervention américaine ayant conduit à l’arrestation du président vénézuélien Nicolás Maduro, présentée comme une opération contre le “narco-terrorisme”. Cette position contraste avec celle de l’ONU et de nombreux experts en droit international, qui dénoncent une violation de la souveraineté du Venezuela. Les critiques soulignent également les enjeux pétroliers liés aux immenses réserves du pays. Toute analyse plus nuancée a été interrompue sur le plateau, limitant le débat contradictoire.
L’animateur a repris les éléments de langage de l’administration américaine, justifiant l’arrestation par la lutte contre les réseaux criminels internationaux. Cette position a suscité des réactions, alors que de nombreuses instances internationales contestent la légalité de cette opération.
Une opération dénoncée par l’ONU et des experts du droit international
L’Organisation des Nations unies et plusieurs spécialistes du droit international qualifient cette intervention d’illégale. Ils estiment qu’elle constitue une violation manifeste de la souveraineté du Venezuela.
Selon ces experts, aucune base juridique internationale ne permet aux États-Unis de procéder à l’arrestation d’un chef d’État en exercice sur le territoire d’un autre pays. Cette affaire ravive le débat sur le respect du droit international et les pratiques d’ingérence.
Les enjeux pétroliers au cœur des critiques
Au-delà des arguments sécuritaires avancés par Washington, plusieurs analystes soulignent l’importance des enjeux pétroliers. Le Venezuela possède les plus grandes réserves prouvées de pétrole au monde.
Pour ses détracteurs, l’intervention américaine s’inscrit dans une stratégie visant à reprendre le contrôle de ressources énergétiques stratégiques. Cette dimension économique est largement absente des débats médiatiques dominants.
Débat interrompu sur le plateau de CNews
Sur le plateau, la chroniqueuse Élisabeth Lévy a tenté d’apporter une analyse plus nuancée de l’intervention américaine. Elle a évoqué les critiques internationales et les implications géopolitiques de l’arrestation.
Pascal Praud l’a toutefois interrompue, mettant fin à son intervention. Cette interruption a empêché toute remise en perspective critique de la position américaine et a clos le débat sur le sujet.









