
Le président français Emmanuel Macron affirme avoir voulu "reconstruire" la relation entre la France et l’Afrique depuis son arrivée à l’Élysée en 2017, dans un documentaire intitulé France-Afrique, le divorce ?, diffusé par sur la chaîne parlementaire, politique et citoyenne, LCP de l’Assemblée nationale. Il y défend une rupture avec les logiques héritées de la période postcoloniale et revendique une refondation des liens franco-africains.
Une refondation des liens franco-africains après des réalités historiques
Le chef de l’État rappelle avoir progressivement mis un terme aux systèmes qualifiés de postcoloniaux, affirmant assumer ce choix malgré des incompréhensions. Il rejette l’idée d’un recul de la France en Afrique, estimant que certaines critiques traduisent une attente d’ingérences ou de rapports de force que Paris n’entend plus exercer.
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La France se retire lorsque les cadres de coopération sont rompus
Dans le documentaire, il cite le Bénin comme un exemple de relation bilatérale « stabilisée » entre la France et un pays africain, qu’il présente comme emblématique de la politique de refondation qu’il dit vouloir mener depuis 2017.
Il souligne que les relations entre Paris et Cotonou se sont maintenues dans un cadre de coopération institutionnelle, contrairement à ce qui a été observé dans plusieurs pays de la région sahélienne. Selon le chef de l’État, ce partenariat repose sur un dialogue politique continu et sur une coopération assumée, notamment en matière de sécurité, dans un contexte régional marqué par la progression des groupes armés.
Le Bénin comme un exemple de coopération africaine maintenue avec Paris
Le président français distingue ainsi le Bénin des pays ayant rompu leur coopération avec la France à la suite de coups d’État militaires. Il explique que, lorsque le cadre de coopération est maintenu par les autorités locales, la France poursuit son engagement, tandis qu’elle se retire lorsque ce cadre est remis en cause.
À travers cet exemple, Emmanuel Macron présente le Bénin comme une illustration de la relation que Paris entend privilégier avec les États africains volontaires : une coopération fondée sur la reconnaissance du passé, sans interventionnisme, et orientée vers des partenariats qu’il qualifie de décomplexés et tournés vers l’avenir.
Ce système est progressivement remis en cause après la Seconde Guerre mondiale : à partir des années 1950-1960, la montée des mouvements nationalistes et, dans certains cas, les conflits armés conduisent à un vaste processus de décolonisation, marqué par des indépendances négociées ou violentes, notamment en Afrique subsaharienne et en Algérie, qui mettent fin à l’empire colonial français tout en laissant des relations politiques, économiques et militaires durables avec les anciens territoires colonisés.












