
Le principal poste-frontière entre le Liban et la Syrie, situé à Masnaa, a été fermé dimanche après l’annonce par Israël d’une frappe imminente, dans un contexte d’intensification des bombardements dans le sud du Liban.
L’armée israélienne a également appelé les habitants à évacuer la zone.
Selon une source sécuritaire libanaise, le poste-frontière est en cours d’évacuation. Côté syrien, les installations de Jdeidet Yabous, nom du poste sur le territoire syrien, étaient quasiment désertes à l’aube, à l’exception de quelques agents de sécurité.
Une infrastructure civile au cœur des tensions
Par mesure de précaution, la circulation a été suspendue jusqu’à nouvel ordre afin de garantir la sécurité des voyageurs, ont indiqué les autorités syriennes.
Le poste-frontière de Masnaa constitue une artère commerciale essentielle entre le Liban et la Syrie, et représente la principale voie terrestre reliant le Liban au reste de la région. Outre les six postes officiels reliant les deux pays, de nombreux passages informels existent également le long de la frontière.
Une escalade militaire aux conséquences humaines lourdes
Cette annonce intervient au lendemain d’une nouvelle journée de frappes israéliennes dans le sud du Liban. Selon le ministère libanais de la Santé, sept personnes ont été tuées et plus de 40 blessées lors de bombardements samedi.
Depuis le début de l’escalade, le 2 mars, le Liban est progressivement entraîné dans le conflit régional, après des tirs de roquettes revendiqués par le Hezbollah en réaction à une attaque américano-israélienne ayant ciblé des dirigeants iraniens.
Du côté israélien, l’armée a fait état de la mort de 11 soldats depuis le début des hostilités.
Par ailleurs, trois Casques bleus indonésiens de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) ont été tués fin mars dans le cadre des opérations en cours.
Dans ce contexte, l’armée israélienne a également ordonné l’évacuation de la localité de Kfar Hatta, située à environ 40 kilomètres de la frontière, en prévision de nouvelles frappes. Des images diffusées en ligne montrent des civils fuyant la zone, provoquant d’importants embouteillages.










