
Donald Trump se dit ouvert aux conseils du Pakistan sur le détroit d’Ormuz, alors que des négociations américano-iraniennes pourraient reprendre à Islamabad.
Le président américain Donald Trump s’est déclaré prêt à "prendre en considération l’avis" du chef de l’armée pakistanaise, le général Asim Munir, concernant la situation dans le détroit d’Ormuz.
Selon des sources pakistanaises citées lundi par Anadolu, ce passage maritime stratégique, actuellement bloqué par les forces américaines, constitue un
"obstacle"
à un éventuel second cycle de négociations entre Washington et Téhéran.
Les deux responsables ont échangé lors d’un appel téléphonique portant sur la médiation menée par le Pakistan, en amont de possibles pourparlers entre les États-Unis et l’Iran qui pourraient se tenir à Islamabad.
Asim Munir aurait affirmé à Donald Trump que le
"blocus du détroit d’Ormuz est un obstacle aux pourparlers"
avec la partie iranienne. En retour, le président américain aurait indiqué qu’il allait
"tenir compte du conseil"
concernant cette voie maritime stratégique, selon ces mêmes sources.
Le détroit d’Ormuz, point clé du commerce mondial de l’énergie, est décrit comme quasiment fermé depuis les attaques conjointes des États-Unis et d’Israël contre l’Iran le 28 février.
Un nouveau cycle de négociations pourrait être organisé dès mardi à Islamabad. Donald Trump a annoncé dimanche l’envoi d’émissaires américains, tandis que le président iranien Massoud Pezeshkian a appelé lundi à privilégier
"toutes les voies rationnelles et diplomatiques"
, estimant que la guerre ne profite à aucune partie.
Toutefois, la tenue de cette rencontre reste incertaine. L’Iran conditionne sa participation à la levée du blocus américain sur ses ports. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, a affirmé que Téhéran
"n’accepte aucun délai ni ultimatum dans la poursuite de ses intérêts nationaux"
.
Cette initiative intervient après l’échec d’un premier sommet tenu les 11 et 12 avril à Islamabad, première rencontre de haut niveau entre les deux pays depuis la rupture de leurs relations diplomatiques en 1979.
La médiation pakistanaise, engagée depuis le début du conflit le 28 février, avait toutefois permis la mise en place d’un cessez-le-feu de deux semaines, en vigueur depuis le 8 avril.
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