
Le ministre turc des Transports et des Infrastructures, Abdulkadir Uraloglu, a souligné lundi l’importance d’une connectivité renforcée des transports et du développement de voies commerciales alternatives lors de discussions consacrées à l’élargissement de la coopération économique entre la Türkiye et la Belgique.
S’exprimant lors d’un panel économique de haut niveau à Istanbul, en présence de la reine Mathilde de Belgique et d’une délégation belge, Uraloglu a déclaré que les deux pays devaient approfondir leur coopération et accroître les investissements mutuels dans des secteurs tels que le commerce, les transports, la technologie et la défense.
Le Corridor médian et la Route de développement mis en avant
Le ministre a insisté sur la nécessité de renforcer la connectivité et de développer des itinéraires alternatifs afin de faciliter le commerce mondial dans un contexte marqué par des risques géopolitiques croissants et des perturbations des chaînes d’approvisionnement.
Il a également mis en avant l’importance du Corridor médian, route commerciale reliant l’Asie et l’Europe via la Türkiye, citant notamment le chemin de fer Bakou-Tbilissi-Kars ainsi que le tunnel ferroviaire sous-marin Marmaray comme éléments clés de cette infrastructure.
Ce projet, qui part du Grand Port de Fav, pourrait être achevé dans un délai de cinq à six ans et constituer une alternative stratégique au détroit d’Ormuz.
Investissements ferroviaires et coopération maritime
Évoquant les enjeux environnementaux, il a rappelé que le transport maritime représentait plus de 80 % du commerce mondial, tout en soulignant que l’expansion des réseaux ferroviaires constituait une solution efficace pour réduire les émissions à court terme.
Le ministre turc a également indiqué avoir conclu un accord avec Matthias Diependaele, ministre-président flamand, afin de renforcer davantage les relations bilatérales dans les secteurs maritime et ferroviaire.









