La Türkiye: un second navire turc traverse le détroit d’Ormuz

La rédaction avec
11:354/04/2026, Cumartesi
MAJ: 4/04/2026, Cumartesi
AFP
Un second navire appartenant à un armateur turc a traversé le détroit d’Ormuz, selon le ministre des Transports de La Türkiye. Cette traversée intervient dans un contexte de fortes tensions régionales ayant entraîné une quasi-fermeture de ce passage stratégique. Sur quinze navires turcs présents dans la zone, seuls deux ont pu franchir le détroit. Les autorités turques poursuivent leurs efforts pour sécuriser le passage des navires restants dans une région clé pour le commerce mondial des hydrocarbures.
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Un second navire appartenant à un armateur turc a traversé le détroit d’Ormuz, selon le ministre des Transports de La Türkiye. Cette traversée intervient dans un contexte de fortes tensions régionales ayant entraîné une quasi-fermeture de ce passage stratégique. Sur quinze navires turcs présents dans la zone, seuls deux ont pu franchir le détroit. Les autorités turques poursuivent leurs efforts pour sécuriser le passage des navires restants dans une région clé pour le commerce mondial des hydrocarbures.

Un second navire appartenant à un armateur turc a franchi le détroit d’Ormuz, a annoncé samedi le ministre des Transports de La Türkiye, Abdulkadir Uraloğlu, dans un contexte de fortes tensions régionales ayant perturbé le trafic maritime dans cette zone stratégique.

Lors d’une intervention sur la chaîne CNN Türk, le ministre a indiqué qu’au moment du déclenchement du conflit au Moyen-Orient, quinze navires liés à des armateurs turcs se trouvaient dans la région.

Des passages encadrés dans un contexte de crise

Selon Abdulkadir Uraloğlu, deux de ces navires ont pu traverser le détroit, sans que la date du second passage ne soit précisée. Il a expliqué que ces traversées ont été rendues possibles grâce aux initiatives diplomatiques menées par Ankara, ainsi qu’à la nature des opérations commerciales de ces navires.

Certains d’entre eux utilisaient en effet des ports iraniens ou transportaient des marchandises en provenance ou à destination de l’Iran, facilitant leur autorisation de passage.

Un premier navire turc avait déjà franchi le détroit le 13 mars, avec l’autorisation des autorités iraniennes. Les deux navires concernés ont été identifiés comme Rozana et Neraki, selon des données diffusées par le ministère des Transports turc.

Par ailleurs, le ministre a précisé que seuls neuf navires sur les quinze initialement bloqués avaient formulé une demande de traversée. Quatre n’ont pas souhaité quitter la zone, dont deux navires liés à la production d’énergie stationnés sur place, tandis que deux autres attendent une amélioration de la situation sécuritaire.

Un détroit stratégique sous tension

Le détroit d’Ormuz constitue un point de passage essentiel pour le commerce mondial des hydrocarbures, reliant le golfe Persique aux marchés internationaux. Sa perturbation a des répercussions directes sur les flux énergétiques mondiaux.

Depuis le 1er mars, l’Iran a fortement restreint le trafic maritime dans cette zone, après le déclenchement du conflit régional consécutif aux frappes américano-israéliennes du 28 février. Cette situation a entraîné une hausse significative des prix du pétrole et du gaz sur les marchés internationaux.

Dans ce contexte, certains navires étrangers ont récemment repris la navigation dans la zone. Jeudi, un porte-conteneur du groupe français CMA CGM ainsi qu’un méthanier japonais ont traversé le détroit, marquant les premiers passages depuis sa quasi-fermeture.

Les autorités turques poursuivent leurs efforts de coordination, notamment avec le ministère des Affaires étrangères, afin de permettre le passage sécurisé des navires encore immobilisés dans la région.

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