
Trois personnes ont été tuées et trois autres blessées dans des frappes survenues dimanche dans la province iranienne d’Ardabil, à proximité de la frontière avec l’Azerbaïdjan, selon l’agence de presse iranienne Tasnim.
D’après cette source, les attaques ont visé le village frontalier de Jafarabad ainsi que la localité de Germi, située à une dizaine de kilomètres du territoire azerbaïdjanais. Un responsable du bureau du gouverneur d’Ardabil, cité par Tasnim, a indiqué que ces frappes étaient attribuées à des "attaques américano-sionistes".
Une zone frontalière sous tension
Ces frappes interviennent dans une région sensible marquée par des tensions récurrentes entre Téhéran et Bakou.
L’Iran accuse régulièrement Israël, principal fournisseur d’armes de l’Azerbaïdjan, d’utiliser le territoire azerbaïdjanais pour mener des opérations de renseignement et des attaques contre ses intérêts.
En juin 2025, les autorités azerbaïdjanaises avaient assuré à Téhéran que leur territoire ne serait pas utilisé pour des actions militaires contre l’Iran, à la suite de précédentes frappes d’ampleur attribuées aux États-Unis et à Israël.
Accusations croisées entre Téhéran et Bakou
Les tensions se sont également illustrées début mars, lorsque plusieurs drones se sont écrasés dans la région azerbaïdjanaise du Nakhitchevan.
Cet épisode souligne la fragilité sécuritaire dans cette zone frontalière stratégique, où s’entrecroisent rivalités régionales, enjeux militaires et accusations mutuelles dans un contexte d’escalade plus large au Moyen-Orient et dans le Caucase.










