
Cette affirmation est-elle correcte ? Bien sûr que non. La mention d’un nom dans un document ne constitue pas, à elle seule, une preuve de culpabilité, ni juridiquement ni moralement.
Par exemple, des échanges de courriels entre Bill Gates et Epstein figurent dans les documents. Sur cette base, certains affirment qu’ils auraient planifié ensemble la pandémie. Pourtant, les documents eux-mêmes ne permettent pas d’aboutir à une telle conclusion. Elon Musk aurait été invité par Epstein sur son île privée, invitation qu’il affirme avoir refusée. Malgré cela, sur les réseaux sociaux, Musk est présenté comme suspect direct. Le fait que le nom de célébrités comme Rihanna apparaisse dans certains documents ne signifie pas l’existence d’une accusation judiciaire, mais ces personnalités circulent néanmoins dans l’espace public comme si elles étaient inculpées.
Quel est le résultat du langage sensationnaliste, amplifié sur les réseaux sociaux puis diffusé dans d’autres médias, et de la confusion entre faits et rumeurs ? Les récits prennent le pas sur les responsables concrets. Les rumeurs se renforcent tandis que le droit s’efface. Le sentiment de justice est refoulé, laissant place à la colère.
La censure ne s’exerce plus aujourd’hui par l’interdiction pure et simple de l’information. Comme l’exprime le professeur Selçuk Şirin :
La publication simultanée de millions de pages entraîne un phénomène où la vérité se perd dans le bruit informationnel.
À ce stade, il convient de citer le président du MHP, Devlet Bahçeli :
Selon Bahçeli, le dossier Epstein ne doit pas être analysé uniquement comme une affaire judiciaire, mais également comme un dossier possédant des dimensions politiques et stratégiques.
Dans ce contexte, certaines analyses affirmant que des accusations présentes dans les dossiers Epstein auraient été utilisées par des groupes de pression pro-israéliens pour influencer le président Donald Trump ne peuvent être totalement ignorées.
En définitive, l’affaire Epstein montre que le problème ne se limite pas à des individus déviants. Il réside également dans les systèmes de protection entourant ces individus et, surtout, dans la pollution informationnelle qui étouffe la vérité.
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