
À Besançon, Norbert Nusbaum, militant juif engagé pour la cause palestinienne, affirme avoir été empêché de manifester lors d’une marche antifasciste. Selon son témoignage, l’intervention de la police aurait été sollicitée par Paul Guadardo, un militant proche des milieux pro-israéliens se faisant appeler "Toufik de Planoise". Cet épisode, rare dans l’histoire des mobilisations de gauche, suscite de vives interrogations. Il met en lumière des tensions internes liées aux positions sur Israël et la Palestine, ainsi que des accusations visant certains militants pro-israéliens accusés de fragiliser les dynamiques collectives.
Un témoignage inédit dans l’histoire des mobilisations de gauche
Paul Guadardo, militant de gauche ou indic de la police ?
Une fracture politique autour de la question israélo-palestinienne
Au-delà de l’incident, cet épisode met en lumière des tensions profondes au sein de la gauche française.
Si le militant n'insiste pas sur la portée symbolique de son exclusion, il convient de noter que cet acte n’est pas anodin au regard du poids de l’histoire.
Expulser un juif engagé pour la cause palestinienne, en 2026. Seul le Likoud (parti d'extrême-droite israélienne, organisateur du génocide à Gaza) a eu l'audace de faire la même chose.
Le rôle controversé de Paul Guardado
Ce militant local, connu pour ses accointances avec les cercles pro-israéliens, se revendique antifasciste. Connu des services de police, il n'a jamais été inquiété par cette dernière. Au contraire, celle-ci semble intervenir très rapidement lorsque Guadardo l'appelle.
Toufik de Planoise passe son temps à attaquer le collectif de soutien à la Palestine et à diviser les militants.
Aucune preuve formelle ne vient étayer ces accusations à ce stade. Mais elles traduisent un climat de suspicion croissant au sein de certains milieux militants.
Un contexte politique local sous tension
Cet incident intervient dans un contexte politique particulier. Besançon vient de basculer à droite à la suite des élections municipales organisées ce dimanche, renforçant les inquiétudes de certains militants quant à l’évolution du rapport de forces local.
Une alerte sur les dérives internes
Le recours à la police pour exclure un militant, de surcroît juif, dans une manifestation antifasciste, apparaît pour certains comme une rupture majeure avec les pratiques historiques du mouvement.
Elle met en lumière une fragmentation idéologique croissante, notamment autour des questions liées à Israël et à la Palestine.
Une chose est sûre: l’incident de Besançon pourrait marquer un tournant dans les débats internes à la gauche française.










