Nicolas Guillou: le juge français sanctionné par les États-Unis

La rédaction
17:0026/03/2026, Perşembe
MAJ: 25/03/2026, Çarşamba
Yeni Şafak

Nicolas Guillou, juge français à la Cour pénale internationale, est sanctionné par les États-Unis après avoir validé un mandat contre Benjamin Netanyahu. Privé de cartes, d’Amazon, Netflix ou Airbnb, et interdit d’accès aux États-Unis, son cas met en lumière la pression américaine sur la justice internationale et la dépendance numérique de l’Europe aux services américains.

Imaginez que du jour au lendemain, vous soyez coupé du monde moderne. Plus de cartes bancaires, plus de services en ligne, plus même de messagerie. C’est exactement la situation vécue par Nicolas Guillou, juge français à la Cour pénale internationale (CPI), qui fait face à des sanctions américaines depuis le 20 août.


Ce magistrat a validé un mandat d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et son ministre de la défense, accusés par la CPI de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité dans la bande de Gaza.


Les conséquences concrètes des sanctions américaines


Toutes les entreprises américaines, ainsi que leurs filiales à l’étranger, ont interdiction de fournir leurs services à Nicolas Guillou. Cela signifie qu’il ne peut plus utiliser ses cartes Visa, Mastercard ou PayPal, ni accéder à des plateformes comme Amazon, Netflix ou Airbnb. Sa messagerie électronique est également inaccessible et il ne peut pas se rendre sur le territoire américain, sa famille étant également concernée.


D’autres membres de la CPI subissent également des mesures similaires. Parmi eux, le procureur Karim Khan et la rapporteuse spéciale de l’ONU sur les territoires palestiniens Francesca Albanese. Selon Nicolas Guillou, ces sanctions visent à intimider les juges et à limiter leur indépendance.


Malgré l’intervention du président français Emmanuel Macron, aucune levée des sanctions n’a été obtenue. Face à cette situation, Nicolas Guillou appelle à créer un bouclier numérique européen pour réduire la dépendance aux services américains.


Ces sanctions interviennent dans un contexte global où près de 15 000 personnes sont sur la liste américaine, comprenant membres d’Al-Qaïda, de l’État islamique, groupes mafieux et dirigeants de régimes dictatoriaux. Cependant, peu d’entre eux connaissent un isolement numérique aussi complet que celui du juge français.


Le cas de Nicolas Guillou soulève une question centrale : si des juges internationaux peuvent être sanctionnés pour leurs décisions, quelle place reste-t-il pour l’indépendance de la justice et la démocratie ?


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