Mali: Une formation initiée pour avoir des teinturières plus écolo

La rédaction
16:1831/03/2026, mardi
Yeni Şafak

Au Mali, les teinturières artisanales, reconnues pour leur savoir-faire dans la teinture du bazin, font face à des conditions de travail difficiles et à des risques chimiques. À Ségou, une formation soutenue par le PNUD vise à promouvoir des pratiques écologiques et à améliorer leur sécurité. Les participantes apprennent à utiliser des équipements adaptés et à limiter leur impact environnemental. Les autorités espèrent ainsi moderniser le secteur, protéger le fleuve Niger et favoriser un développement économique durable.

En Afrique de l’Ouest et bien au-delà, le Mali est connu pour le savoir-faire et la qualité de ses teinturières artisanales. Elles sont très recherchées pour leur maîtrise de cet art sur quand il s'agit de donner des couleurs au bazins.

Toutefois, leurs conditions de travail suscitent beaucoup d’interrogations. Les produits qu’elles utilisent sont souvent toxiques, aussi bien, pour elles-mêmes que pour l’environnement. Le fleuve Niger où elles déversent leurs eaux usées est en fait les frais.

Dans la région de Ségou dans le Centre-ouest du Mali, elles sont nombreuses dans cette activité et désormais, les autorités régionales appuyées par le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) ont lancé un projet pour les aider à maîtriser les risques liés à la manipulation des produits chimiques qu’elles utilisent enfin de les sensibiliser à des pratiques plus durables.

Pendant deux jours, des teinturières ont été formées sur les risques liés aux produits chimiques, la gestion durable des activités, le port des équipements de protection individuelle et l’utilisation correcte des combinaisons de travail.

Pour le gouverneur de la région de Ségou, le général Soulaïmane Traoré ce projet permettra non seulement d’aider les femmes à mieux mesurer les risques mais il apporte un plus à la dynamique de promotion du développement économique local et de valorisation du savoir-faire traditionnel malien.

Pour le gouverneur, les pratiques de teintures écologiques permettront de créer des emplois décents.

Les président de la Chambre des Métiers de Ségou à quant à lui, souligner que les teinturières doivent évoluer maintenant en passant des pratiques traditionnelles apprises de femmes en filles pour des techniques de teintures plus modernes qui préservent leur santé et protègent l’environnement.

Anna Doumbia, l’une des teinturières formées à Ségou a salué la pertinence de l’initiative mais n’a pas manqué d’appeler les autorités à aller plus loin en aidant à avoir des matériels adéquats pour se protéger et limiter les risques sur l’environnement. « Si on peut être soutenues, ça nous ferait vraiment plaisir, » a-t-elle plaidé.

En plus des teinturières de Ségou, le projet cible aussi, celles de Bamako qui constituent également une grande communauté.

Par Boureima Soulo

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