
Des géants de la tech avancent sérieusement l’idée d’envoyer dans l’espace les centres de données imposants et énergivores qu’ils peinent à construire sur Terre, faisant le pari que leur mise en orbite permettra de mieux capter l’énergie solaire et d’alimenter la course effrénée à l’intelligence artificielle (IA).
Avec la décision d’Elon Musk d’absorber xAI, sa société d’IA, au sein de son entreprise aérospatiale SpaceX, une question se pose: ces centres de données en orbite sont-ils une perspective viable ou une folie ?
Quels sont les acteurs déclarés ?
Fort des progrès de SpaceX sur le marché des lancements de fusées, son patron Elon Musk avait déjà évoqué en novembre la possibilité de s’en servir pour lancer des centres de données dans l’espace.
Blue Origin, la société spatiale fondée par le patron d’Amazon Jeff Bezos, promeut de son côté TeraWave, un réseau haut débit installé dans l’espace permettant aux centres de données terrestres de communiquer sans câble à l’échelle mondiale.
Pourquoi regarder dans le ciel ?
Construire dans l’espace permet aussi d’éviter l’acquisition de terrains et de s’affranchir des réglementations locales ou de l’opposition des riverains, de plus en plus marquée aux États-Unis, où la consommation massive des entrepôts de serveurs est accusée de faire grimper les factures d’électricité.
Les projets actuels reposent sur des constellations de satellites en orbite basse (LEO), suffisamment proches les uns des autres pour garantir une connexion sans fil fiable. Des lasers assureraient ensuite la liaison avec les systèmes informatiques terrestres.









