
La CAF fait face à de nouvelles accusations d’ingérences dans le traitement du dossier de la finale CAN 2025 entre le Maroc et le Sénégal. L’organisation aurait influencé la composition du Jury d’Appel et permis la présence contestée d’une dirigeante lors des auditions, selon le journaliste sportif Romain Molina. Ces révélations soulèvent des doutes sur l’indépendance de la procédure et la confidentialité des échanges. Plusieurs sources internes dénoncent une atteinte grave aux principes juridiques, dans une affaire considérée comme la plus sensible de l’histoire récente de la CAF.
De nouvelles révélations de Romain Molina fragilisent la crédibilité de la Confédération africaine de football (CAF) dans le dossier explosif de la finale de la CAN 2025 entre le Maroc et le Sénégal. Selon plusieurs sources internes, des ingérences répétées auraient compromis l’indépendance du Jury d’Appel chargé d’examiner cette affaire majeure.
CAF et Jury d’Appel: une indépendance remise en cause
Alors que le Jury d’Appel est censé fonctionner de manière indépendante, la CAF est accusée d’avoir modifié son organisation en amont de l’audience. Le responsable des organes juridictionnels indépendants aurait été écarté à deux semaines de la réunion, sans remplacement officiel.
Cette décision aurait permis au directeur des affaires légales, Cédrick Aghey, d’intervenir directement dans la composition du jury. Une situation dénoncée en interne, certains estimant que l’administration a influencé le choix des membres.
Plus troublant encore, la présence de Rebeka Haimbili lors des réunions du Jury d’Appel soulève des interrogations majeures. Directrice de la gouvernance, des risques et de la conformité, elle ne dispose pourtant d’aucune prérogative officielle au sein de cette commission.
Une proche de Motsepe au cœur de la polémique
Ancienne avocate à la Haute Cour de Namibie, Rebeka Haimbili est considérée comme proche de la direction de la CAF. Elle a été nommée après le départ d’Hannan Nur, qui avait produit un rapport critique sur certains dirigeants, dont le secrétaire général Véron Mosengo-Omba.
Selon plusieurs témoignages, Haimbili serait impliquée dans une stratégie visant à minimiser les dysfonctionnements internes. Elle succède ainsi à une responsable qui avait alerté sur des irrégularités au sein de l’organisation.
Par ailleurs, Petrus Damaseb, président du Comité de gouvernance de la CAF, avait été chargé d’une enquête interne sur ces accusations. Ses conclusions avaient finalement blanchi l’ensemble des responsables visés, suscitant de vives critiques.
Confidentialité et procédure juridique en question
La présence de Rebeka Haimbili lors de l’audience du 17 mars, notamment lors d’une visioconférence organisée avec les représentants marocains et sénégalais, est perçue comme une violation du principe de confidentialité, selon Romain Molina.
Ces révélations alimentent les doutes autour de la gestion par la CAF de ce dossier, considéré comme l’un des plus sensibles de son histoire récente.









