La France annonce un surplus fiscal de 270 millions d’euros en mars lié au prix du carburant

La rédaction avec
16:503/04/2026, vendredi
AA
Le secrétaire d'État à la Fonction publique, David Amiel, prononce un discours lors d'un point presse à l'issue d'un Conseil des ministres présidé par le Premier ministre français, à l'Hôtel de Matignon à Paris, le 1er avril 2026.
Crédit Photo : ANNA KURTH / AFP
Le secrétaire d'État à la Fonction publique, David Amiel, prononce un discours lors d'un point presse à l'issue d'un Conseil des ministres présidé par le Premier ministre français, à l'Hôtel de Matignon à Paris, le 1er avril 2026.

L’État français a enregistré en mars un surplus de 270 millions d’euros de recettes fiscales lié à la hausse des prix des carburants.

Lors d'une conférence de presse, ce vendredi, le ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, a indiqué que ces recettes supplémentaires proviennent notamment de la TVA et de l’accise appliquées aux carburants. Il a précisé que
"la TVA sur les carburants"
représente environ 120 millions d’euros, tandis qu’un
"surcroît très temporaire d’accise"
atteint près de 150 millions d’euros.
David Amiel a affirmé que ces recettes restent
"très inférieures au coût de la crise pour les finances publiques"
et qu’elles
"se comptent en millions, là où le coût de la crise se compte en milliards d'euros"
. Il a également assuré qu’il n’existe
"évidemment"
pas de cagnotte liée à cette situation.

Contexte

Ces déclarations interviennent dans un contexte de hausse des prix de l’énergie liée à la guerre menée par Israël et les États-Unis contre l'Iran et le blocage du détroit d'Ormuz.

Dans ce contexte, la question du pouvoir d’achat et de la fiscalité sur les carburants suscite des réactions dans le débat public.

Des responsables politiques de l’opposition ont appelé à une redistribution de ces recettes supplémentaires, évoquant la nécessité de soutenir davantage les ménages face à la hausse des prix.

D’autres voix plaident pour une baisse de la fiscalité sur les carburants, tandis que l’exécutif insiste sur le coût global des mesures déjà engagées pour amortir la crise.


A lire également:

#augmentation prix du carburant
#France
#revenus fiscaux