
L’Égypte renforce ses efforts diplomatiques avec ses partenaires régionaux et internationaux afin d’éviter que le Moyen-Orient ne bascule vers une confrontation élargie avec l’Iran, a déclaré vendredi le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, mettant en garde contre les conséquences d’une nouvelle escalade dans une région déjà fragilisée.
S’exprimant lors d’une conférence de presse à l’issue d’une réunion du comité ministériel du Groupe de contact arabo-islamique en Slovénie, Abdelatty a souligné que la prévention d’un affrontement avec l’Iran et la priorité accordée aux solutions diplomatiques demeuraient au cœur de la stratégie du Caire, dans un contexte marqué par des crises multiples et imbriquées.
Ces déclarations interviennent alors que des négociations indirectes entre Washington et Téhéran ont débuté vendredi à Oman, dans le but de réduire les tensions croissantes autour du programme nucléaire iranien.
Abordant la situation à Gaza, le chef de la diplomatie égyptienne a rejeté toute tentative de division de l’enclave palestinienne, qualifiant un tel scénario de "ligne rouge inacceptable".
Il a affirmé que la situation humanitaire restait extrêmement précaire malgré des avancées limitées, accusant Israël d’entraver la circulation des Palestiniens via le point de passage de Rafah, tant côté égyptien qu’israélien, et de freiner l’acheminement de l’aide humanitaire.
Abdelatty a également alerté sur la dégradation de la situation en Cisjordanie occupée, dénonçant les "politiques continues de répression", l’intimidation des civils palestiniens et les confiscations de terres menées par la force.
Il a enfin rappelé que l’Égypte appelle à la retenue sur l’ensemble des fronts, avertissant qu’une escalade incontrôlée, qu’elle concerne Gaza, la Cisjordanie ou les tensions avec l’Iran, risquerait d’entraîner la région dans un conflit plus vaste et plus dangereux.









