
Plus de 525 cargaisons d’équipements français à usage militaire ont été expédiées vers Israël entre octobre 2023 et mars 2026, selon un rapport d’organisations propalestiniennes, tandis que les autorités françaises affirment qu’il s’agit principalement de composants à vocation défensive ou destinés à être réexportés.
Selon les auteurs, ces livraisons concernent majoritairement des composants, c’est-à-dire des éléments techniques intégrés dans des systèmes militaires plus larges, et non des armes complètes, destinés notamment aux secteurs aéronautique et de défense israéliens. L’entreprise Elbit Systems serait à l’origine de la majorité des acquisitions recensées.
Parmi les sociétés françaises mentionnées figurent notamment Safran, Thales ou encore Eurolinks et Aubert & Duval. Certaines entreprises ont indiqué respecter strictement les réglementations françaises et internationales encadrant ces exportations.
Les données officielles françaises indiquent que les livraisons d’armement vers Israël ont atteint 16,1 millions d’euros en 2024, soit environ 0,2 % des exportations totales d’armement, en baisse par rapport à 2023. Dans le même temps, les prises de commandes ont augmenté pour atteindre 27,1 millions d’euros.
Embargo
Les organisations à l’origine du rapport estiment que ces flux soulèvent des interrogations sur l’application du Traité sur le commerce des armes, ratifié par la France, qui encadre les exportations en cas de risque d’utilisation contraire au droit international humanitaire.
Ces révélations interviennent alors que les autorités israéliennes ont annoncé leur intention de mettre fin à leurs achats d’équipements militaires français, une décision susceptible de modifier les flux commerciaux entre les deux pays.











