L’UE appliquera provisoirement l’accord de libre-échange avec le Mercosur à partir du 1er mai

La rédaction avec
16:3923/03/2026, lundi
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Le président du Conseil européen, Antonio Costa (au centre), apparaît sur les écrans alors qu'il s'exprime aux côtés de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen (à gauche), lors d'une conférence de presse organisée dans le cadre du sommet européen au siège de l'UE à Bruxelles, le 19 mars 2026.
Crédit Photo : JOHN THYS / AFP
Le président du Conseil européen, Antonio Costa (au centre), apparaît sur les écrans alors qu'il s'exprime aux côtés de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen (à gauche), lors d'une conférence de presse organisée dans le cadre du sommet européen au siège de l'UE à Bruxelles, le 19 mars 2026.

La Commission européenne a annoncé lundi que l’accord de libre-échange entre l’Union européenne (UE) et les pays du Mercosur sera appliqué à titre provisoire à partir du 1er mai, malgré les contestations juridiques et politiques qu’il suscite au sein de l’Union.

Dans un communiqué publié sur son site internet, l’exécutif européen a précisé que cette application provisoire concernera
"tous les pays du Mercosur ayant achevé leur procédure de ratification et notifié l’UE avant la fin du mois de mars"

La Commission a indiqué que l’Argentine, le Brésil et l’Uruguay ont déjà finalisé cette procédure, tandis que le Paraguay, qui a récemment ratifié l’accord, devrait transmettre sa notification dans les prochains jours.

Cette décision intervient alors que le Parlement européen a saisi en janvier la justice de l’Union afin de vérifier la légalité de cet accord commercial, dont l’entrée en vigueur définitive reste suspendue aux procédures institutionnelles et judiciaires en cours.

Accord contesté

En attendant, la Commission européenne, dirigée par Ursula von der Leyen, a choisi de recourir à une application provisoire du traité, une option attendue mais qui n’avait jusqu’ici pas encore été assortie d’un calendrier précis.

L’accord UE-Mercosur, qui vise à renforcer les échanges commerciaux entre les deux blocs, reste vivement contesté par plusieurs acteurs du secteur agricole européen ainsi que par la France, qui y voit un risque de concurrence déloyale et d’affaiblissement des normes environnementales et sanitaires.

À l’inverse, l’Allemagne et l’Espagne soutiennent ce traité, estimant qu’il constitue un levier stratégique pour la croissance économique européenne et pour la diversification des partenariats commerciaux dans un contexte de recomposition géopolitique mondiale.


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