
La Commission européenne a annoncé lundi que l’accord de libre-échange entre l’Union européenne (UE) et les pays du Mercosur sera appliqué à titre provisoire à partir du 1er mai, malgré les contestations juridiques et politiques qu’il suscite au sein de l’Union.
La Commission a indiqué que l’Argentine, le Brésil et l’Uruguay ont déjà finalisé cette procédure, tandis que le Paraguay, qui a récemment ratifié l’accord, devrait transmettre sa notification dans les prochains jours.
Cette décision intervient alors que le Parlement européen a saisi en janvier la justice de l’Union afin de vérifier la légalité de cet accord commercial, dont l’entrée en vigueur définitive reste suspendue aux procédures institutionnelles et judiciaires en cours.
Accord contesté
L’accord UE-Mercosur, qui vise à renforcer les échanges commerciaux entre les deux blocs, reste vivement contesté par plusieurs acteurs du secteur agricole européen ainsi que par la France, qui y voit un risque de concurrence déloyale et d’affaiblissement des normes environnementales et sanitaires.
À l’inverse, l’Allemagne et l’Espagne soutiennent ce traité, estimant qu’il constitue un levier stratégique pour la croissance économique européenne et pour la diversification des partenariats commerciaux dans un contexte de recomposition géopolitique mondiale.











