Le Royaume-Uni ne serait pas visé par l’Iran, selon le Premier ministre britannique

La rédaction avec
15:4723/03/2026, lundi
AA
Le Premier ministre britannique Keir Starmer s'adresse aux médias au sujet de la situation au Moyen-Orient, à Downing Street, dans le centre de Londres, le 16 mars 2026.
Crédit Photo : BROOK MITCHELL / POOL / AFP
Le Premier ministre britannique Keir Starmer s'adresse aux médias au sujet de la situation au Moyen-Orient, à Downing Street, dans le centre de Londres, le 16 mars 2026.

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a déclaré lundi qu’aucune évaluation ne permettait d’affirmer que le Royaume-Uni est actuellement visé par l’Iran, dans un contexte de tensions militaires croissantes au Moyen-Orient.

S’exprimant devant des journalistes, Starmer a indiqué que le gouvernement réévaluait en permanence les menaces potentielles, tout en assurant que les renseignements disponibles ne faisaient état, à ce stade, d’aucun risque direct pour le Royaume-Uni.

Ces déclarations interviennent après que l’armée israélienne a affirmé samedi que l’Iran disposait désormais de
"missiles capables d’atteindre Londres, Paris ou Berlin"
. Un missile iranien devrait parcourir environ 4 300 kilomètres pour atteindre la capitale britannique.
Cette affirmation, relayée sur le réseau social X, faisait suite à des informations selon lesquelles l’Iran aurait tenté, sans succès, de viser la base militaire américano-britannique de Diego Garcia, située à environ 3 782 kilomètres des côtes sud de l’Iran.

Réunion d'urgence

Interrogé sur la possibilité que le Royaume-Uni soit à portée des missiles iraniens après cette tentative d’attaque, Starmer a répondu que les autorités procédaient à des évaluations
"en permanence pour assurer notre sécurité"
et qu’
"aucune évaluation ne montre que nous soyons visés de cette manière"
.
Le chef du gouvernement britannique a également insisté sur la nécessité d’une désescalade au Moyen-Orient, soulignant l’importance de protéger les intérêts et les vies britanniques
"sans être entraînés dans la guerre"
.
Keir Starmer a par ailleurs confirmé la tenue d’une réunion d’urgence du Cobra, la cellule de crise du gouvernement britannique, afin d’évaluer les répercussions plus larges du conflit, en particulier sur le pouvoir d’achat des ménages.

Les réunions du Cobra rassemblent les principaux ministres et hauts responsables afin de coordonner la réponse de l’exécutif face aux crises majeures.

Le Premier ministre a estimé que
"la plupart des gens"
étaient préoccupés à la fois par le conflit lui-même et par ses conséquences potentielles sur leur quotidien et celui de leurs familles.

Atténuer les pressions

"Aujourd’hui, nous examinons l’impact économique, et j’ai demandé que tous les leviers dont dispose le gouvernement pour faire face au coût de la vie soient abordés lors de la réunion du Cobra"
, a-t-il déclaré à la presse.
Il a ajouté que la Banque d’Angleterre ainsi que d’autres institutions participeraient à cette réunion, affirmant vouloir s’assurer que le gouvernement
"fasse absolument tout ce qui est possible"
pour atténuer les pressions liées au coût de la vie.
Les tensions régionales continuent de s’aggraver depuis que les États-Unis et Israël ont lancé, le 28 février, une offensive conjointe contre l’Iran, qui a fait jusqu’à présent plus de 1 340 morts, dont l’ancien guide suprême Ali Khamenei.

L’Iran a riposté par des frappes de drones et de missiles visant Israël, ainsi que la Jordanie, l’Irak et plusieurs pays du Golfe abritant des installations militaires américaines, causant des pertes humaines, des dégâts aux infrastructures et des perturbations sur les marchés mondiaux et dans le transport aérien.


A lire également:

#Iran
#Keir Starmer
#Royaume-Uni