
Le président des Émirats arabes unis, cheikh Mohammed ben Zayed al-Nahyane (MBZ), a nommé mercredi son fils aîné cheikh Khaled ben Mohammed ben Zayed prince héritier d'Abou Dhabi, le plus riche des sept émirats de la fédération, ont annoncé mercredi les médias d'Etat.
Le souverain d'Abou Dhabi est traditionnellement le président de la fédération depuis que celle-ci a été fondée en 1971. De ce fait, le nouveau prince héritier cheikh Khaled ben Mohammed ben Zayed devrait dans le futur devenir le prochain dirigeant des Emirats.
Diminué par un accident vasculaire cérébral en 2014, cheikh Khalifa avait conservé ses titres officiels, mais MBZ avait alors dirigé de facto à la fois l'émirat et la fédération pendant des années.
Sa nomination à la tête de l'État avait suscité des spéculations sur sa succession en tant que prince héritier d'Abou Dhabi. Cheikh Khaled ou Tahnoun ben Zayed, un frère de MBZ, étaient pressentis pour le rôle.
L'un d'eux, le propriétaire du club de football Manchester City cheikh Mansour ben Zayed Al-Nahyane, 52 ans, a été nommé vice-président des Emirats arabes unis. Il exerce cette fonction conjointement avec le souverain de Dubaï et Premier ministre de la fédération, cheikh Mohammed ben Rached Al-Maktoum.
Tahnoun ben Zayed, conseiller à la sécurité nationale et président du fonds souverain ADQ, a été nommé mercredi vice-souverain d'Abou Dhabi, de même que Hazza ben Zayed, un autre frère du président.
Pays allié de l'Arabie saoudite et des Etats-Unis, les Emirats de "MBZ" ont ainsi été le premier pays du Golfe à normaliser en 2020 les relations avec Israël. "MBZ" est aussi largement considéré comme celui qui a envoyé en 2015 des troupes émiraties au Yémen, dans le cadre d'une coalition menée par l'Arabie saoudite contre les rebelles Houthis.
Considéré comme particulièrement hostile aux soulèvements populaires du Printemps arabe de 2011, "MBZ" peut compter sur la richesse d'Abou Dhabi, qui détient 90% des réserves pétrolières des Emirats, pour affirmer sa puissance dans la région et afficher son soutien à certains régimes, comme celui de l'Egyptien Abdel Fattah al-Sissi.








