
La cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni s’est rendue samedi à Doha, où elle a rencontré l’émir du Qatar Tamim ben Hamad al-Thani pour discuter des conséquences énergétiques de la guerre au Moyen-Orient.
Cette visite s’inscrit dans un contexte de fortes tensions régionales, marqué par une hausse significative des prix mondiaux du pétrole et du gaz, liée aux perturbations dans le Golfe.
Des discussions centrées sur la sécurité énergétique
La dirigeante italienne a également remercié les autorités qataries pour leur soutien lors de l’évacuation de ressortissants italiens, notamment des touristes en transit, au début du conflit.
De son côté, le Diwan, organe officiel de l’émirat, a souligné l’importance de privilégier des solutions diplomatiques afin de contenir la crise et ses répercussions sur les chaînes d’approvisionnement énergétiques.
Une tournée diplomatique dans un Golfe sous tension
La visite de Giorgia Meloni au Qatar intervient après une étape à Riyad, où elle a rencontré le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane.
Ce déplacement, non annoncé à l’avance, vise notamment à réaffirmer le soutien de l’Italie face aux attaques iraniennes dans le Golfe et à consolider sa sécurité énergétique.
Le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ un cinquième de la production mondiale de pétrole ainsi qu’une part importante du gaz naturel liquéfié, a été partiellement bloqué, entraînant une volatilité accrue des marchés.
Selon une source gouvernementale italienne, Giorgia Meloni est la première dirigeante d’un pays membre de l’Union européenne ou de l’OTAN à se rendre dans le Golfe depuis le début du conflit.
Proche du président américain Donald Trump, la cheffe du gouvernement italien s’inscrit dans une dynamique diplomatique visant à sécuriser les approvisionnements énergétiques et à stabiliser une région clé pour l’économie mondiale.










