Espagne: l’ex-ministre José Luis Ábalos jugé pour corruption, un nouveau défi pour Pedro Sánchez

La rédaction avec
13:085/04/2026, Pazar
AFP
Le procès de José Luis Ábalos, ancien ministre et proche de Pedro Sánchez, s’ouvre à Madrid pour corruption, détournement de fonds et trafic d’influence. L’affaire concerne notamment des contrats de masques durant la pandémie de Covid-19.
Crédit Photo : X /
Le procès de José Luis Ábalos, ancien ministre et proche de Pedro Sánchez, s’ouvre à Madrid pour corruption, détournement de fonds et trafic d’influence. L’affaire concerne notamment des contrats de masques durant la pandémie de Covid-19.

Le procès pour corruption de José Luis Ábalos, ancien proche du Premier ministre Pedro Sánchez, s’ouvre mardi à Madrid, dans une affaire à fort retentissement politique en Espagne.

Ancien ministre des Transports entre 2018 et 2021 et figure clé du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), José Luis Ábalos est poursuivi pour corruption, détournement de fonds publics, trafic d’influence et appartenance à une organisation criminelle. L’affaire porte notamment sur des soupçons de contrats irréguliers liés à l’achat de masques durant la pandémie de Covid-19.

Un procès à forts enjeux politiques

Placée en détention provisoire depuis novembre 2025, la figure socialiste, qui a quitté son siège de député fin janvier, clame son innocence. Il comparaît aux côtés de son ancien assistant Koldo García et de l’homme d’affaires Víctor de Aldama.

Le parquet a requis une peine de 24 ans de prison contre José Luis Ábalos. Dans son réquisitoire, il évoque un
"pacte criminel"
visant à exploiter la position de l’ancien ministre pour favoriser l’attribution de marchés publics à des entreprises liées à Víctor de Aldama.

Le procès, qui se tient devant le Tribunal suprême, plus haute juridiction du pays, doit durer jusqu’à la fin du mois. Plus de 75 témoins et une vingtaine d’experts sont appelés à comparaître.

Une affaire aux multiples ramifications

Ce dossier, largement médiatisé, s’inscrit dans une série d’affaires judiciaires impliquant des proches du chef du gouvernement espagnol. Une autre figure du PSOE, Santos Cerdán, est également soupçonnée de corruption dans un volet distinct de l’enquête, lié à l’attribution de marchés publics.

José Luis Ábalos, Santos Cerdán et Koldo García avaient joué un rôle déterminant dans le retour de Pedro Sánchez à la tête du PSOE en 2017. Leur tournée à travers l’Espagne avait conduit l’opposition à les surnommer le
"clan Peugeot".
Depuis plusieurs mois, les partis d’opposition, notamment le Parti populaire (PP) et Vox, réclament la démission de Pedro Sánchez et la tenue d’élections anticipées. Le chef du gouvernement a rejeté ces demandes à plusieurs reprises.

Arrivé au pouvoir en 2018 à la suite d’un scandale de corruption ayant renversé le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy, Pedro Sánchez affirme ne pas être impliqué dans cette affaire et assure que le PSOE n’a jamais bénéficié de financement illégal.

Parallèlement, plusieurs proches du Premier ministre font également l’objet de procédures judiciaires.

Son frère, David Sánchez, doit être jugé pour trafic d’influence, tandis que son épouse, Begoña Gómez, est visée dans une autre enquête pour corruption.

À lire également:

#politique
#procès
#corruption
#Espagne
#gouvernement
#José Luis Ábalos
#Pedro Sánchez
#Santos Cerdán
#Mariano Rajoy
#Begoña Gómez